L'isolation des planchers et les ponts thermiques en 5 questions clés

L'isolation des planchers et les ponts thermiques en 5 questions clés

19/10/2018 par Knauf
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La RT 2005 avait pour obligation d’assurer une isolation complète de l’enveloppe du bâtiment. Mais la RT 2012 a instauré une obligation de moyens pour traiter notamment les ponts thermiques. Sujet récurrent, en particulier quand il est question d’isolation des planchers, qui font l’objet aujourd’hui d’une attention accrue. Toutes les réponses en 5 questions clés.
Pose d'entrevous en polystyrène expansé dans le cadre d'une isolation thermique de plancher

1. Qu’est-ce qu’un pont thermique ?

C’est une discontinuité dans une paroi qui entraîne une variation locale des pertes d’énergie. Exemple : à la liaison entre un mur et un plancher, dans un angle de mur ou à la liaison entre un mur et une menuiserie.

On peut traiter les ponts thermiques, mais on ne les supprime pas complètement. En effet, ils sont présents dans toute construction. Et, bien traités, ils n’ont pas une grande incidence sur la température intérieure ou la consommation.


2. Quels sont les types de ponts thermiques ?

Il existe deux sortes de ponts thermiques : les linéaires et les ponctuels. Pour les premiers, il y a une interruption de l'isolation au niveau des planchers hauts ou bas, des refends, des fenêtres, portes-fenêtres, portes extérieures, et des balcons… ce qui peut générer d'importantes pertes de chaleur. On parle alors de ponts thermiques des liaisons qui sont caractérisés par un coefficient Ψ exprimé en W/(m.K). Il représente la transmission linéique de la chaleur, ramenée à un écart d'un Kelvin entre l'ambiance intérieure et extérieure.

Pour les seconds, la pénétration totale ou partielle de l'enveloppe du bâtiment par des matériaux ayant une conductivité thermique différente crée des ponts thermiques ponctuels. Comme par exemple les tiges métalliques utilisées pour fixer au mur des panneaux de laine de verre ou les techniques de construction en ossature bois.

Ceux-ci sont alors caractérisés par un coefficient ponctuel, χ exprimé en W/K, qui représente la déperdition due à une perturbation ponctuelle de l'isolation pour une différence de température d'un Kelvin entre l'ambiance intérieure et extérieure.



3. Comment trouver un pont thermique dans un logement existant ?

La présence d'un pont thermique se caractérise par l'apparition, durant les jours froids, d’une condensation côté intérieur lorsqu’il y a une baisse des températures superficielles à l'endroit du pont thermique. Ce phénomène apparaît le plus souvent sur les plinthes, aux angles de murs, aux pourtours des menuiseries et peut entraîner l'apparition de moisissures sur les murs.

Pour les diagnostiquer, on peut repérer ces problèmes à l'œil nu mais la méthode est peu fiable. Il conviendrait de faire appel à un professionnel qui utilisera la technique de la thermographie, pour localiser les déperditions de chaleur à distance et avec une grande précision. Pour réaliser ce diagnostic, les bâtiments doivent contenir une température ambiante d'environ 19°C, portes et fenêtres fermées.

La meilleure période est l’hiver ou la mi-saison, lorsqu’il y a une grande différence de température entre l’intérieur et l’extérieur. Le résultat se présente sous la forme d'une photographie infrarouge qui met en valeur la présence ou non de ponts thermiques.



4. Pourquoi traiter un pont thermique ?

Outre les inconvénients vus précédemment (moisissure, etc.), les ponts thermiques peuvent représenter jusqu’à 40% de déperditions énergétiques. Dans le neuf, la RT 2012 impose de les traiter en fixant deux niveaux d’exigences :

  • le ratio de transmission thermique linéique moyen global des ponts thermiques (RΨ) doit être inférieur à 0,28 W/(m²SHON RT. K) ;
  • la valeur du pont thermique entre le plancher intermédiaire et le mur extérieur ne doit pas dépasser 0,6 W/(m.K).

En rénovation, les planchers et le traitement des ponts thermiques ne sont pas toujours la priorité en matière d’isolation. Pourtant, les travaux sont peu onéreux et offrent la possibilité d’une économie d’environ 10 % sur la facture énergétique, la disparition de la sensation de sol froid ou l’arrêt des remontées d’humidité du vide sanitaire.



5. Ponts thermiques et plancher : comment les traiter ?


Le plancher bas

Le plancher bas du logement comporte lui aussi certains ponts thermiques, à cause de la discontinuité entre l’isolation en sous face du plancher bas et l’isolation du mur. Pour remédier à cela, il y a la possibilité de mettre en œuvre une chape flottante et d’isoler en dessous et en périphérie de cette chape. On peut également installer un rupteur de pont thermique comme pour le plancher intermédiaire.


Le plancher intermédiaire

Au niveau des planchers intermédiaires, le pont thermique classique est dû à un point faible du procédé d’isolation thermique par l’intérieur (ITI). La discontinuité de l’isolation laisse la chaleur s’évacuer vers l’extérieur en passant par le plancher. Il est alors possible d’utiliser des rupteurs de pont thermique (complexe isolant, le plus souvent en polystyrène expansé, introduit dans la liaison entre le plancher et le mur) ou des planelles isolantes, moins efficaces.


Le plancher haut

En toiture-terrasse, l’emploi de rupteurs thermiques assure le traitement des déperditions linéiques. Cela correspond au rupteur Knauf Stop Therm F30 posé sur entrevous coffrants ignifugés (SE). Cette solution est aujourd’hui certifiée et sous Avis Technique. Elle peut être utilisée dans les bâtiments de 1ère, mais également 2ème famille (maisons groupées, en bande et petits collectifs)… et les valeurs obtenues font partie des plus performantes du marché.





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